Pendant près de vingt ans, depuis 1989 et la chute drastique des subventions qu’attribuait l’État à la cinématographie, le cinéma bulgare s’est trouvé dans une sorte de trou noir. Plusieurs films sortis récemment peuvent laisser croire qu’il est actuellement en train de sortir de cette sombre période. L’un d’entre eux est le film au titre optimiste Svetat e goliam i spasenie debne otvsyakade (que l'on pourrait traduire par Le monde est vaste et le salut guette à chaque coin de rue, le titre international étant The world is big and salvation lurks around the corner) réalisé par Stéphan Komandarev d’après le roman autobiographique du même titre de l’écrivain allemand d’origine bulgare Iliya Troyanov.